Pendant sept jours, le centre culturel Delia Ndaro art culture a réuni des artistes de différents domaines autour de l’évènement dénommé « Semaine vibrante », organisé sous le thème « voix de la femme, force créative ».
Face à un public trop enthousiasmé, les artistes ont partagé leurs énergies et sensibilisé les participants autour de la créativité féminine et à la cohabitation pacifique. C’est le cas de la slameuse Patricia Kamoso avec son texte titré : « Mes demoiselles ». Elle a incité les jeunes filles à l’autonomie.
« Je voulais encourager les jeunes filles à se prendre en main, à chercher leur indépendance et à s’éduquer afin de bien jouir de cette indépendance », dit-elle.
Annie Asifiwe, slameuse du collectif passe-moi le mik, a brisé le silence et invité les femmes à beaucoup travailler, à se battre au même titre qu’un homme et non pas attendre des faveurs.
« Mon slam titré « postule », je décourage les femmes qui cherchent une vie facile, tout en les demandant de tenter aussi leur chance en faisant valoir leurs connaissances et capacités. Abandonner toute sorte de victimisation souvent attachée à la femme », renchérit-elle.
Furaha Birindwa, membre du groupe théâtral « Umoja family » est, pour sa part, revenue sur le respect que les enfants et la communauté toute entière doivent observer à l’endroit des femmes.
« Dans la pièce Mateso ya mama mujane, nous avons mis en lumière la souffrance d’une mère veuve, que ses enfants font souffrir et négligent, en conseillant tout enfant de respecter sa mère ».
Le Directeur de la DDC, Thomas Jinatsh, s’est réjoui du déroulement de la semaine vibrante qui a facilité la transmission des messages forts sur l’autonomisation de la femme et la cohésion sociale.
« J’ai été surpris de la sagesse et des bonnes paroles des artistes sur les rôles de la femme dans la société. L’interaction du public aux prestations a marqué l’appropriation des messages. J’ai apprécié et je pense que la culture est un moteur qui donne de l’espoir et une force importante pour aboutir à la paix », déclare-t-il.
La charge des projets au centre culturel Délia Ndaro, Cynthia Cemwenge, parle de la réussite de cette deuxième édition au-delà des attentes.
« Je ne croyais vraiment pas, mais quand je vois comment est-ce que les gens se sont mobilisés pour venir vivre cette deuxième édition de la semaine vibrante sous la pluie, je manque des mots pour témoigner ma gratitude à ce public, mais je promets une troisième édition encore plus mieux que cette deuxième ».
Elle signale que face aux défis liés au cadre qui accueille la semaine vibrante, le centre Délia Ndaro travaille dur pour mettre le public de la semaine vibrante dans des bonnes conditions.
Sammy Balume